Francis blog

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vendredi, 31 octobre 2014

Le français n'est pas facile (suite)

lettres


Pourquoi dit-on qu'il y a un
Embarras de voitures
quand il y en a trop,
et
Embarras d' argent
quand il n' y en a pas assez ?


Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre,
alors qu'elle est ronde ?


Quand un homme se meurt,
on dit qu'il s'éteint.
Quand il est mort,
on l'appelle « feu» ?

Pourquoi appelle-t-on
« coup de grâce»
le coup qui tue ?

On remercie un employé
quand on n'est pas content de ses services.

Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux, ruiné
et qui n'a même plus un lit où dormir,
qu'il est dans de beaux draps ?

Comment distinguer le locataire du propriétaire
lorsque ces deux personnes vous disent à la fois :
« Je viens de louer un appartement» ?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?

Pourquoi lave-t-on une injure
et
essuie-t-on un affront ?

On passe souvent des nuits blanches
quand on a des idées noires.

Pourquoi, lorsqu'on veut avoir de l'argent devant soi,
faut-il en mettre de côté ?

Ou encore, il faut avoir de l'argent devant soi
pour assurer ses arrières !

Pourquoi les meilleurs crus
donnent_ils les plus fortes cuites ?

Si vous en avez d'autres ...

lundi, 19 août 2013

Commensalité

thanksgiving

Fin de la commensalité ?
Fin du génocide des dindes et du gigot-haricots ?
Allergies, hallal, casher, macrobio, végétariens, végétaliens, fitness, cholestérol, sans-sel... ! On va s'emmerder ferme !
Ah ! La tripe à la mode de Caen, les rillettes (de canard ?), le rognon au madère, le gratin dauphinois, le bar en croûte de sel, le bœuf bourguignon, le couscous-merguez, le camembert au lait cru et le Paris-Brest ! Même si ce n'est pas souvent.

dimanche, 14 juillet 2013

Humeur du jour

Même les amis, on peut pas compter sur eux !
Justement je disais à l'un d'entre eux, il y a une heure à peine, que j'avais joué une grenouille dans Alice's Adventures in Wonderland , le movie de Tim. Il ne m'a pas cru, c'est dingue. Ce n'est quand même pas de ma faute s'ils ont coupé la scène au montage.

mercredi, 12 juin 2013

Pyramidal

Prenons pour exemple la construction de Khéops, pyramide de la IVe dynastie. Si l'on considère sa forme, il semblerait que la réduction progressive du nombre d'emplois fut inéluctable. Sauf à entreprendre immédiatement la construction de Képhren évidemment.
Bien sûr certains pensent qu'ils auraient pu commencer par la pointe. Peut-être, mais c'est évidemment plus délicat. L'avantage c'est que les travaux n'auraient eu aucune raison de cesser. D'où maintient des emplois !
pyramide


mardi, 27 novembre 2012

Pour être mieux entendu, allitérez !

L'allitération est une figure de style destinée à créer dans la phrase une musique, une harmonie, par la répétition de consonnes ou de voyelles. Et puis ça aide aussi à mémoriser.

«Jeanne sur son âne, tout feu tout flamme, part samedi soir pour la foire d'Issoire.
Quelle histoire !
Ursule sur sa mule qui tire à hue et à dia, y va cahin caha. Passe côté cour puis côté jardin et tombe nez à nez sur l'âne de Jeanne.
Et patatras le voilà cul par dessus tête.
Et patati et patata, nez à nez, dos à dos, pied à pied, vivement s'invectivent, hurlent sans rime ni raison.
Au fin fond se dit Ursule qui gesticule Jeanneton a raison.
Lui propose repos et repas gras qui font gros et gras.
Nom de nom, se dit Jeanne, Ursule est une crapule qui n'a ni foi ni loi. Me promet monts et merveilles, mais me voulait aliter, je ne serai pas crédule.
Lui file une paire de claques.
Ursule se sent morveux, se mouche, remet ses cliques et bon gré mal gré, s'en retourne sur sa mule, sans tambour ni trompette.
Tout est bien qui finit mal. Au loin l'hulotte hulule."
(1)

L'allitération fut beaucoup utilisée dans la poésie anglaise. Celle-ci était destinée à être chantée.(Chaucer, Shakespeare... )

When forty winters shall besiege thy brow
And dig deep trenches in thy beauty's field (...) (3)

Lorsque quarante hivers assiègeront ton front,
au champ de ta beauté creuseront des tranchées...


Mais il ne faut pas confondre allitération et virelangue (tongue-twister in english). Ce dernier, tout allitératif qu'il soit est destiné à provoquer d'hilarantes difficultés de prononciation. Un grand classique des cours d'école de notre enfance.

"C'est six sous, ces saucissons-là ? Si ces six saucissons valent six sous, combien valent ces six saucissons-ci ?" Spéciale hérédité charcutière !
"Si six scies scient six cigares, six-cent-six scies scient six-cent-six cigares." Eh oui !
«Pruneau cuit, pruneau cru, pruneau cuit, pruneau cru, pruneau cuit, …» (succès garanti pendant la redoutable période "caca-boudin").

Et le classique et très complet :

«Kiki était cocotte, et Koko concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Koko le concasseur de cacao. Or un marquis caracolant, caduc et cacochyme, conquit par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caracul. Quand Koko le concasseur de cacao s’aperçut que Kiki la cocotte avait reçu du marquis caracolant, caduc et cacochyme un coquet caraco kaki à col de caracul (2), Koko le concasseur de cacao conclut : je clos mon caquet, je suis cocu !»

Quant à l'assonance, c'est une allitération de voyelles :

«Cuisinant en chantant le merlan, le hareng, le chenapan de dix ans prend son temps, doucement, mijotant sans maman le présent de nos dents. Du nanan !
Sa frangine, Clémentine la coquine, a l'angine. Elle débine ses sardines. Assassine, la gamine n'est pas fine, elle badine ses babines, lui serine pateline des comptines. La bibine illumine sa bobine sanguine."»
(1) Pas mal, non ! ;)

(1) R. H.
(2) race de mouton
(3) Shakespeare - Les Sonnets 2

vendredi, 31 août 2012

Quelqu'un m'a dit

Comme la période ne se prête guère au rire, je vous propose de voir ou revoir cette merveilleuse parodie de la chanson de Carla Bruni "quelqu'un m'a dit" interprétée par Michel Fau lors de la soirée des Molières 2011. Un régal.



dimanche, 29 juillet 2012

Hallenouya - Hymne aux pâtes par LeFred

Une parodie savoureuse par LeFred de la larmoyante chanson Hallelujah de Léonard Cohen interprétée habituellement par Jeff Buckley ou Rufus Wainwright, c'est au choix :



Bon, je vous mets quand même la version Buckley, ci-dessous. Préparez vos mouchoirs !
Oui, je sais c'est beau quand même !



dimanche, 8 juillet 2012

Chaval











chaval saint_étienne

Celui-là est vraiment mon préféré. Je l'ai vu cent fois, il me fait toujours beaucoup rire.


dimanche, 20 mai 2012

Le général et autre peigneuse de girafes

logoplonk Plonk et Replonk est un collectif d'artistes suisses qui se cache sous ce nom burlesque. Ils qualifient leur site d'oasis de niaiserie. Ils sont branques et talentueux, font des détournements de cartes postales, des expositions, des objets, des livres (un des plus récents a pour titre «La face cachée du Léman - mythes, légendes et sornettes») et assurent la sécurisation des nains de jardin par inclusion dans des blocs de béton.

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moustaches

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samedi, 10 mars 2012

La condition masculine

Avec l'humour de Francis Bebey



mardi, 6 mars 2012

Mnozil Brass

Absolument excellent. A regarder impérativement jusqu'au bout.

Transmis par R.B.

samedi, 18 février 2012

Taloche



C'est pas tout récent mais ça me fait toujours beaucoup rire.

lundi, 12 décembre 2011

Habemus condom

habemus condom


lundi, 7 novembre 2011

La vengeance des vieux !

Un peu réac, mais assez juste quand même !

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A la caisse d'un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. Une cliente lui reproche de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit : votre génération ne comprend pas le mouvement écologique. Les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !
La vieille femme s'excuse et explique : je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps.
Alors qu'elle quitte la caisse, déconfite, la cliente ajoute : ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps !
Un peu énervée, la vieille dame fait observer qu'à l'époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
Elle ajoute : on montait l'escalier à pied, on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues, on marchait jusqu'à l'épicerie du coin.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine de 3000 watts. On utilisait le vent et le soleil pour sécher les vêtements. On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre.
Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On n'avait qu'une TV (quand on en avait) ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit. Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées. On utilisait un engin mécanique pour tondre le gazon. On travaillait physiquement.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On buvait de l'eau au robinet quand on avait soif. On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques.
ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TA CULPABILISATION ET TES LEÇONS ÉCOLOGISTES !
Transmis par J.M.

mercredi, 24 août 2011

Libre

Ça se balade déjà beaucoup sur le net, mais c'est excellent et c'est une pensée pour mon copain RJLL qui va aimer la version espagnole sous-titrée en français.


dimanche, 24 juillet 2011

Détournement

Arsène Desbois

Peinture détournée par Arsène Desbois sur son site Le Néendertalien Illustré. Il me fait souvent sourire Arsène. A visiter.

dimanche, 10 juillet 2011

The stimulus mascot

the stimulus mascot

Traduction libre :
Aujourd'hui, le gouvernement a changé l'emblème national pour une capote parce que celle-ci reflète précisément sa politique actuelle. Une capote lui permet le gonflement de l'inflation, l'arrêt de la (re)production, la destruction des générations à venir, le préserve de nous, les couillons, et nous donne une impression de sécurité alors que nous nous faisons baiser.
Bordel ! On ne pouvait pas trouver comparaison plus juste !


Transmis par M.W.

mercredi, 29 juin 2011

La vérité est au fond du puits

Il est un jeu entre mon amie Martine W. et moi.
Elle qui pense, à juste titre, que l'anglais est plus simple, plus concis que le français.
Exemple : Paul monte l'escalier en courant - Paul runs upstairs.
Moi qui pense que le français est plus riche et la prononciation de l'anglais improbable.
Exemple : le mot nature qui se prononce "nétcheur" [ˈneɪtʃəɼ] , alors que le mot mature, quasi identique, se prononce "matiour" [məˈtjʊəɼ] !
Les exemples reçus ce matin, prouveraient-ils qu'il en est de même en français ?
  • Nous portions nos portions. Les portions, les portions-nous ?
  • Les poules du couvent couvent.
  • Mes fils ont cassé mes fils.
  • Il est de l'est.
  • Je vis ces vis.
  • Cet homme est fier ; peut-on s'y fier ?
  • Nous éditions de belles éditions.
  • Nous relations ces intéressantes relations.
  • Nous acceptions ces diverses acceptions de mots.
  • Nous inspections les inspections elles-mêmes.
  • Nous exceptions ces exceptions.
  • Je suis content qu'ils nous content cette histoire.
  • Il convient qu'ils convient leurs amis.
  • Ils ont un caractère violent et ils violent leurs promesses.
  • Ces dames se parent de fleurs pour leur parent.
  • Ils expédient leurs lettres; c'est un bon expédient.
  • Nos intentions c'est que nous intentions un procès.
  • Ils négligent leur devoir; moi, je suis moins négligent.
  • Nous objections beaucoup de choses à vos objections.
  • Ils résident à Paris chez le résident d'une ambassade étrangère.
  • Ces cuisiniers excellent à composer cet excellent plat.
  • Les poissons affluent d'un affluent de la rivière.
  • etc.
Il y a, en effet, de quoi perdre la tête ! Vous rendez-vous compte combien notre langue est difficile à apprendre par les étrangers commente mon amie. Certes !
Quoique !
Dans 10 des 22 exemples précédents, une règle simple s'applique : quand un verbe est conjugué à la troisième personne du pluriel, on ne prononce pas le "nt" final (couvent, content, convient, violent, expédient, négligent, résident, excellent, affluent, etc.)
Nous avons donc encore quelques intéressants échanges en perspective.
Comment dit-on deux heures moins deux en anglais déjà ?

Douze plombes chialaient à la dégoulinante


R.Magritte - 1964

Et si nous faisions dans la figure de style, histoire de sortir un peu la tête des essémesses, du galimatias facebooké, du globish iphonisé.
Vous connaissez la comparaison du latin comparo qui signifie grosso modo mettre ensemble.
Exemple : Le président, en proie à une grande excitation, s’agitait comme une puce.
Vous remarquerez que l’adverbe comme appelle souvent la comparaison.
Vous pouvez utilisez la métaphore qui porte une signification vers une autre, plus imagée.
Exemple célèbre, Baudelaire : Mon beau navire ô ma mémoire, avons-nous assez navigué...
Plus prosaïque : C’était la racine du mal (mâle ? ), Il avait déclaré sa flamme à Cécilia, ce ne fut qu’une source de chagrins.
Mais il en est de plus simples, telles que se fendre la pêche, avoir la banane, ou raconter des salades.
Vous pouvez utiliser aussi la périphrase, sans excès cependant. C’est une figure de substitution.
Exemples : le plancher des vaches, pour la terre, ou le piano à bretelles pour l'accordéon.
Avec le Kakemphaton, la rencontre des sons peut donner un énoncé ridicule, frisant le calembour et défrisant votre interlocuteur.
Exemples : Laissons l’effet se faire, ou bien, à l’écoute de vos discours combien fus-je épaté de fois.
L’Oxymore est le rapprochement de deux termes contradictoires qui crée un paradoxe. Il peut être du plus bel effet.
Exemples : cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille - Le Cid) ou, après les propos du Président un silence assourdissant s’abattit sur l’Assemblée. Conscient de la gravité de l’instant, il repartit, se hâtant lentement.
L’euphémisme est une figure de substitution qui permet de rester bienveillant. Ainsi un gros monsieur sera dit enveloppé. Un discours trop long sera qualifié de très complet. Un aveugle sera dit non-voyant, un sourd mal-entendant et un crétin mal-comprenant.
La litote, pour le même résultat, utilise plutôt l’expression du contraire.
Exemple : Avec tout ce que tu as préparé, on ne mourra pas de faim.
Vous pourrez user avec modération, de la contrepéterie, qui par le déplacement d’une lettre ou d’une syllabe, produira un sens nouveau, toujours un peu coquin ou grivois.
Exemples : Le Ministre de finances décrète toutes les baisses faisables. Le député aimait les papes mais craignait les conciles.
Il est bien sûr du plus mauvais goût d’en donner la solution.
Vous éviterez absolument les clichés, ces phrases toutes faites, rebattues.
Exemples : L’assurance du Président crevait les yeux. Il évalua rapidement le nombre de participants, il avait le compas dans l’œil !
La métonymie est un procédé qui consiste à prendre un mot pour un autre. Dire par exemple : boire une bouteille alors que l’on ne boit que son contenu.
Ce qui peut donner : Le Président avait une sacrée fourchette, il engloutit son plat, but un coup de rouge et réchauffé, ôta sa petite laine.
L’apocope qui est le retranchement de la fin d’un mot est très utilisée dans le langage « parlé ».
Il sera à bannir de vos écrits. Même s’il vous est habituel d’aller au ciné, de dîner avec Sarko au restau (ou à la cafète !), personne n’oserait dire à L’Assemblée : la dette publique c’est la cata ! Quoique !
L'aphérèse est au contraire la suppression du début d'un mot, le pitaine pour le capitaine, ou le bus pour l'autobus.
Le tautogramme qui est une phrase dont tous les mots commencent par la même lettre peut être très amusant.
Exemple : Dimanche Dominique dîna délicatement d’un dodu dindon doré.
Ou bien encore : Carla sereine sifflotait sa sérénade sans cesser de sourire suavement.
Vous connaissez tous l'anantapodoton.
Il manque l'un des deux termes d'une alternative.
Exemple : On trouve des fautes d'orthografe dans ce texte ; d'autre part, certains exemples sont idiots.
Et nos discours en sont souvent remplies. Combien de "d’une part", dont on attend sans fin le "d’autre part". De "d’abord", qui n’ont jamais de suite et d’énumérations en deux points essentiels qui s’arrêtent irrémédiablement à un.
Vous éviterez les téléscopages qui sont souvent des métaphores douteuses, par la rencontre de deux expressions inappropriées. Ils peuvent donner des résultats incertains voire accablants.
Exemples : le ministre fit volte-face et se retrouva nez à nez avec l’oreille du Président.
Ou bien encore, un grand classique : La France était, il y a six mois encore, au bord du précipice, aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant.
Le Zeugme, est l’association, à un même mot, de deux éléments incompatibles puisqu’ils se construisent de façon différente sur le plan syntaxique ou sémantique, et qui consiste, en fait, à ne pas répéter dans une phrase, un mot ou un groupe de mots :
"Après avoir sauté sa belle-soeur et le repas de midi, le Petit prince reprit enfin ses esprits et une banane". Desproges (un chef-d'oeuvre !)
Je n’épuiserai pas toutes les figures de style, les truismes, hyperboles, épanadiploses, tautologies (un chat est un chat), boustrophédons, hypallages, amphigouris, et autres anacoluthes.
Mais si le vocabulaire vous manque, vous pouvez avantageusement créer des mots nouveaux.
Les mots valise.
En rapprochant deux mots pour n’en faire qu’un seul, vous créerez un amalgame quelque fois intéressant.
Ainsi un gros phantasme pourra être un éléphantasme.
Un ami très ingrat pourra être qualifié d’ingradouble.
Un orateur très disgracieux, ce qui est rare, pourra être nommé le paborateur.
Un ex-ministre de l’éducation nationale venimeux pourra être un nalaigre.
Un frère glouton un bafrère.
Une ex-femme de président qui ne sourit jamais, une airpincécilia.
Un jeune homme de mauvais caractère un adoléchiant.
Un président qui veut être une vedette un starkosy.
Si le même se prend pour un empereur slave, un tsarkosy.
Et puis, si les situations ne peuvent être décrites avec le vocabulaire disponible, vous pouvez également créer des mots nouveaux.
Voici quelques exemples de mots inventés, mais indispensables :
Chachazer, verbe décrivant le fait de ne jamais se souvenir en rédigeant un texte si attraper prend un ou deux p et si échappatoire (qui prend deux p) est du masculin ou du féminin.
Agroude, nom féminin décrivant le léger recul de votre voisin au cinéma, qui vous fait douter de votre haleine.
Cavote, adjectif donné à une table de restaurant qui reste irrémédiablement bancale malgré l’insertion d’un dessous de bière plié en quatre. Par extension, utilisable pour tout ce qui est bancal.
Chouir, verbe décrivant le fait de se dire « il pleut » en recevant les postillons de son voisin de table, tout en faisant semblant de n’avoir rien reçu.
Par extension, chouir peut être utilisé quand on enlève discrètement un reste de céleri mayonnaise atterri sur le col de sa veste.
Plof, nom masculin. Premier appel trop timide au serveur du café à qui vous souhaitez commander une bière (avec un dessous en carton car la table est bancale).
Plofplof, deuxième appel, plus timbré, accompagné d’un hochement de tête chargé de réprobation.
Fillionner, action de dire n’importe quoi à un journaliste en imaginant que cela vous fera exister.
Douiner, s’apercevoir avec délice que l’on n’a plus qu’un billet de cinquante euros dans sa poche au moment de la quête.
Par extension : refus anticipatif et politiquement justifié de participer à l’opération annuelle « pièces jaunes » de Madame l’ex-présidente.
Krofèle, nom masculin donné à un ami qui parle fort, dès le troisième verre, pendant le gueuleton annuel des anciens du lycée, chouit sur son voisin des lambeaux de cèleri mayonnaise, trouve la paella un peu consistante, fait remarquer qu’il a déjà mangé de la tarte aux pommes l'année dernière, règle ses huit euros par chèque et s’éclipse en douceur avant d’aider à débarrasser la salle.
Ce terme est peu usité.
Pligotie, nom féminin, recommandation aussi fraternelle et bienveillante qu’inutile d’un ami qui vous dit « attention de ne pas te couper » quand vous ramassez les morceaux du verre qu’il vient de laisser tomber.
Rigordiner, action de rechercher fébrilement la page douze d’un discours que l’on est entrain de présenter tout en pensant « j’étais pourtant sur d’avoir tout bien mis dans l’ordre ».
Par extension, le rigordin est un toc généralement généré par la vérification incessante de la pagination d’un texte.

Tous ces mots et figures de style pouvant donner, par assemblage douteux, le texte suivant :

« Les porteurs de marocain virent venir Tsarko. Souffrant d’un lumbago, il était plié comme une équerre. Charitable, le maître de cérémonie se hâtait lentement.
Après les propos du grand argentier, un silence assourdissant s’abattit sur l’assistance. « La France était, il y a six mois encore, au bord du précipice, aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant. Mais la croissance c’est la cata » nous dit-il. Il rigordinait, tournant fébrilement les feuilles de son discours. « J’étais pourtant sur d’avoir tout bien mis dans l’ordre » songeait-il.
« Quel budget calamiteux » clama un nalaigre, ministre colérique, catastrophé qu’on alourdisse le budget d'un paquet de kopecks complémentaires.
Le grand argentier décréta toutes les baisses faisables. Il avait le compas dans l’œil et son assurance crevait les yeux.
À l’écoute de vos propositions, commenta Starkosy, combien fus-je épaté de fois.
Il songeait in petto : « encore trois minutes, avec tout ce que Carla a préparé, on ne mourra pas de faim. ».
A table, le Président avait une sacrée fourchette, il engloutissait tous ses plats, buvait un grand rouge puis, réchauffé, ôtait sa petite laine.
Invités, les députés dinèrent délicatement d’un dodu dindon doré.
Placé près d’un collègue krofèle, l’un deux esquiva un morceau de céleri rémoulade, se détourna brusquement, se retrouvant nez à nez avec l’oreille de son voisin.
Le repas courrait à sa faim fin.
La première dame de France (!) fit une quête pour le Darfour, supportant sa sébile, sifflotant sa sérénade sans cesser de sourire suavement. Faux-cul, un député douinait la ferraille que contenait son futal.
Douze plombes chialaient à la dégoulinante. »


F. D.

mardi, 21 juin 2011

فُكاهة

humour_tunisien.jpg

Un ami tunisien a mis cette image sur FB. J'aime beaucoup cet humour. Quand je travaillais à Tunis, nous prenions tous un bus à LaFayette pour rejoindre l'établissement de Radès où nous travaillions. Tous les salariés étaient là et pendant 30 mns, le matin comme le soir, M.B. racontait des histoires, se moquait du gouvernement, de Ben Ali, de sa femme, de son clan et tout le monde riait de bon cœur. Et se quittait le soir en disant sbalarir. C'est un grand souvenir.

lundi, 30 mai 2011

Il n'y a pas d'alternative

pas_dalternative.gif
Il n'y a pas d'alternative
(Margaret Thatcher)

Il n'y a pas d'alternative
au nucléaire
(Valéry Giscard d'Estaing)

Il n'y a pas d'alternative
à la pause (Jacques Delors, 1983)

Il n'y a pas d'alternative
au plan de rigueur (François Mitterrand, 1983)

Il n'y a pas d'alternative
à la disparition de la sidérurgie en France (François Mitterrand)

Il n'y a pas d'alternative
à la déréglementation boursière (Jean-Charles Naouri)

Il n'y a pas d'alternative
à la mort de Pierre Desproges (Pierre Desproges)

Il n'y a pas d'alternative
à la dévaluation compétitive, c'est-à-dire à la
stagnation des salaires (Pierre Bérégovoy)

Il n'y a pas d'alternative
aux privatisations (Jacques Chirac)

Il n'y a pas d'alternative
aux pesticides, aux insecticides, aux fongicides

Il n'y a pas d'alternative
à la privatisation de la régie Renault (Michel Rocard)

Il n'y a pas d'alternative
à la guerre du Golfe (George Bush)

Il n'y a pas d'alternative
à Maastricht (François Mitterrand)

Il n'y a pas d'alternative
aux Restos du Coeur (Le Conseil d'État qui les
reconnaît d'utilité publique)

Il n'y a pas d'alternative
à l'indépendance de la Banque de France (L'Europe)

Il n'y a pas d'alternative
à payer les jeunes en dessous du Smic (Edouard
Balladur)

Il n'y a pas d'alternative
à l'euro

Il n'y a pas d'alternative
à la baisse de la fiscalité des stock-options (Dominique
Strauss-Kahn)

Il n'y a pas d'alternative
à la baisse de la fiscalité des entreprises (Laurent
Fabius qui succède à Dominique Strauss-Kahn)

Il n'y a pas d'alternative
à la baisse de l'impôt sur les sociétés (Laurent Fabius)

Il n'y a pas d'alternative
à la montée de l'insécurité avant les campagnes
présidentielles (Jacques Chirac)

Il n'y a pas d'alternative
à la disparition de l'entreprise Moulinex (Pierre
Blayau, PDG de l'entreprise qui la quitte avec
2 millions d'euros de prime)

Il n'y a pas d'alternative
au projet de Constitution européenne (nos élites
politiques et médiatiques)

Il n'y a pas d'alternative
à porter la période d'essai d'un contrat à durée
indéterminée à deux ans pour les moins de 25 ans
(Dominique de Villepin)

Il n'y a pas d'alternative
au bouclier fiscal (Dominique de Villepin)

Il n'y a pas d'alternative
à payer les footballeurs de l'équipe de France des
ponts d'or (Raymond Domenech, qui ne s'oublie pas
au passage)

Il n'y a pas d'alternative
à l'allongement de l'âge de la retraite (Nicolas
Sarkozy)

Il n'y a pas d'alternative
à la disparition de l'impôt de solidarité sur la
fortune (Nicolas Sarkozy)

Il n'y a pas d'alternative
à il n'y a pas d'alternative…

Il n'y a pas d'alternative - Trente ans de propagande économique de Gérard Mordillat, Bertrand Rothé, Editions du Seuil
Extrait distribué par Editions du Seuil

dimanche, 29 mai 2011

Cucumis sativus horribilis

je jubile.
Depuis le temps que je vous disais que le concombre est un légume immangeable, voilà que la vérité éclate, c'est dangereux, voire mortel.
J'étais dans une soirée chez une amie chère qui fêtait son anniversaire et une des invités, que je ne connaissais ni de la lèvre ni de la dent, m'a véritablement gâché la soirée parce qu'elle avait fait deux plats à base de concombre et que je lui ai dit, honte à moi, que je déteste ça. Le concombre. Prise de tête pendant deux plombes. Le genre qui se croit drôle à ricaner sur le monde. Elle a sans doute de l'humour, mais de toutes évidences, on n'a pas le même. La prochaine fois, je me casserai si elle est là. En attendant je lui dédie ce billet.

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Le concombre (Cucumis sativus) est une plante potagère herbacée, rampante, de la famille des cucurbitacées comme la calebasse, le melon, la courge, le cornichon.
La plante qui poussait naturellement au pied de l'Himalaya, où il aurait été judicieux de la laisser tranquillement vivre sa vie, aurait été "domestiquée" pour la première fois en Inde il y a au moins 3000 ans.

Qu'est-ce qu'un concombre ?
La description ci-dessus s'avère rapidement insuffisante pour cerner l'extrême complexité de l'identification dudit légume.
Deux types de concombres encombrent les étals mercantiles : le concombre épineux et le concombre batave communément dénommé hollandais. C'est le plus courant.
Mais la classification s'avère plus complexe.
La commission européenne, dans sa grande sagesse, en a fixé les caractéristiques minimales essentielles.
Les concombres doivent être: "entiers", "sains", "d'aspect frais", "fermes", "pratiquement exempts de matière étrangère visible", "pratiquement exempts de parasites", "exempts d'humidité extérieure anormale". Ils doivent "avoir atteint un développement suffisant tout en ayant des graines tendres."
La même commission, qui ne craint pas l'oxymore, a créé une catégorie, le "concombre extra". Ce dernier doit être "assez bien formé et pratiquement droit".
Définition de la droiture : la hauteur maximale de la courbure ne doit pas excéder 10 mm pour une longueur de 10 cm.
Par surcroît, le "concombre extra" se doit de présenter une charge pondérale fixée au minimum à 180 g quand il est cultivé en plein air, et à 250 g s'il est cultivé sous abri."
Qu'à cela ne tienne penserez-vous in petto, je vais prendre un gros concombre. Méfiance ! Le concombre de plus de 500 g doit avoir "une longueur minimale égale à 30 cm". Et dans tout les cas être irrémédiablement vert foncé, sans la moindre tâche jaune.
Concombrophiles impénitents soyez donc très attentifs lors de votre prochain achat. Vous devrez rejeter sans vergogne tout concombre qui aurait l'impudence de se montrer trop dodu ou trop maigre, bossu, trop long, anorexique ou légèrement métissé (le jaune).
Attention au mélange de concombres que votre commerçant, considéré comme génétiquement cupide, aura savamment créé pour vous gruger : "la différence de poids entre la pièce la plus lourde et la pièce la plus légère contenues dans un même colis ne doit pas excéder 100 grammes lorsque la pièce la plus légère pèse entre 180 et 400 grammes, et 150 grammes lorsque la pièce la plus légère pèse au moins 400 grammes." (1) Vous êtes prévenus... et ne vous hasardez pas dans votre supermercato habituel sans vous munir d'une balance, d'un double-décimètre et d'une perspicacité redoublée. (Tiens ! Un zeugme).

Où les concombres se dissimulent-ils généralement ?

Bien entendu, l'identification sera aisée quand vos hôtes vous annonceront triomphants un concombre à la crème et tomates/mozzarella ou au yaourt goût bulgare et fines herbes. "C'est très frais et avec la chaleur qu'il fait ! "
Nous vous expliquerons ultérieurement comment échapper à cette situation alarmante. Il vous faut auparavant savoir identifier le concombre caché. Celui qui sera haché ou coupé menu et qui gâchera la totalité du plat par son odeur pestilentielle :
  • le taboulé
  • le achard de légumes
  • le chlodnik Polonais (Soupe froide à la Betterave et au Yaourt)
  • le gaspacho Andalou
  • le makis Japonais
  • le pain Pita aux Crudités
  • le Raïta (Concombres au Yaourt)
  • le oulet gong bao (Chine)
  • le cacik : concombre râpé avec yoghourt et ail (turquie)
  • le Çoban salatasi : salade mixte avec tomates, concombre, oignons (turquie)
  • le boulghour (Liban)
  • le raita (Inde)
  • la soupe pho et la soupe bo bun (Vietnam)

Mais cette liste ne peut être exhaustive, nous vous conseillons donc, si vous voyagez, d'apprendre dès aujourd'hui à dire "concombre" dans quelques langues.

  • chinois : huáng gua
  • italien : cetriolo
  • patois angevin : cocombre
  • allemand : Gurke
  • anglais : cucumber
  • catalan : cogombre
  • danois : agurk
  • espagnol : pepino, cohombro
  • espéranto : kukumo
  • hongrois : uborka
  • ido : kukombro
  • indonésien : mentimun
  • latin : cucumis
  • indi : ककड़ी
  • malais : mentimun
  • norvégien : agurk (no), slangeagurk
  • néerlandais : komkommer
  • papiamento : kònkòmber
  • portugais : pepino
  • sranan : komkomro
  • suédois : gurka
  • turc : hiyar, salatalik
  • zoulou : ikhukhamba

Comment éradiquer cette herbacée malfaisante ?

Le concombre a une faiblesse génétique d'importance : il est facilement sujet aux maladies bactériennes et virales. Nous pourrions donc imaginer une stratégie basée sur l'utilisation massive d'armes bactériologiques et l'inoculation de certains virus, tel le virus de la mosaïque du concombre (VMC).
Inoculée dans la feuille du concombre, la souche du virus provoque des lésions brunes, jaunâtres qui s'étendent lentement jusqu'à une nervure tandis que des plages nécrosées apparaissent sur les tiges et les feuilles. Aidées par quelques parasites opportunistes, les lésions seront rapidement envahies par divers champignons comme les pythium et les fusarium oxysporum, qui feront pourrir la base de la plante déjà affaiblie. Mais, ennemi de toute guerre, y compris bactériologique, nous ne préconisons pas cette solution, certes radicale. Quoique !

En consommant des concombres, vous prenez de grands risques !

Il existe un concombre sauvage ou momordique encore nommé concombre d'âne qui développe suavement sa vie de concombre dans les endroits ensoleillés, au bord des chemins et des champs. A maturité il détache son pédoncule ce qui provoque le jaillissement des graines qui se dispersent, projetées avec la pulpe à plusieurs dizaines de centimètres, genre explosion comme dit l'un de mes amis concombrophile (je ne suis pas sectaire).
Le jus qui s’échappe avec les graines est toxique et protège la plante de l’appétit des herbivores. L’ecballium elaterium, c'est son nom scientifique, est reconnu comme toxique et dangereux, il provoque convulsions, paralysie nerveuse, chute de tension !

Comment faire pour ne pas avoir à vivre le drame d'une consommation inéluctable ?

C'est très simple. Quand le Maître ou la Maîtresse de maison, vous demandera "tu aimes les champignons ? " (ou la betterave rouge, ou le fenouil), vous déclarerez haut et fort "j'aime tout, sauf le concombre". Vous voilà protégé pour les fois suivantes. "Ah ! c'est vrai tu n'aimes pas les concombres ! ".
En cas de situation non préalablement balisée et avant d'appeler le 15, il vous reste encore l'excuse allergique : "je deviens immédiatement tout rouge, ma gorge gonfle jusqu'à l'étouffement, mes cheveux tombent par poignées, mes cristallins s'opacifient, mes rétines se décollent, mes bronches s'emplissent d'un mucus purulent et nauséabond, ma prostate gonfle et durcit comme une pierre, l'apoptose gagne les neurones de mon système dopaminergique par la voie mésocorticolimbique, mes jambes enflent, mes intestins émettent des borborygmes de tuyauterie d'immeuble, le tout accompagné d'une agressivité irrépressible vis à vis de toute vie animale environnante - plus particulièrement cochon d'inde, poisson rouge ou lapin nain." Nous sommes tous devenus allergiques à tout et n'importe quoi, ça marche très bien.
Pour finir, un détail d'importance, je déteste les concombres.
Bon appétit.

(1) Règlement (CEE) N° 1677/88 De la Commission du 15 juin 1988 fixant des normes de qualité pour les concombres, modifié par le Règlement (CE) N° 386/2005 de la Commission du 8 mars 2005 (JO n° L 62 du 9.3.2005)



jeudi, 28 avril 2011

Royal wedding

Royal sick bag
Ce sera vendredi, résurrection des néo-Zitrone, envahissement télévisuel, abêtissement général devant la longue traîne de la newly-wed, hystérie collective. Il vous faut donc vous prémunir : soit éteindre radio, télé, s'interdire d'entrer chez le libraire du coin, éviter d'échanger avec vos voisins, ceux qui regardent et écoutent - assez fort - "secret story", garder le silence le plus total chez la boulangère, ou vous prémunir de l'instrument essentiel, le royal wedding sickbag. On peut le commander sur internet. Ce n'est pas trop tard, nous aurons les oreilles rebattues pendant encore pas mal de temps pour peu qu'ils fassent un bébé, ou deux.

lundi, 21 février 2011

Morts insolites de quelques rois birmans

THEINHKO* tué par un fermier dont il avait mangé les concombres (beurk) sans lui en demander la permission (en 931). Par crainte du désordre, la reine introduisit clandestinement le fermier au palais et le revêtit des habits royaux. Proclamé roi sous le nom de NYANG-U SAWRHAN on l'appela "le roi concombre". Il transforma sa plantation de concombres en un jardin royal plaisant et spacieux

ANAWRATHA était fils d'un usurpateur, Kunhsaw Kyaunghpyu. Kunhsaw s'était emparé du trône au détriment du roi Nyaung-U Sawrahan (931-964), "le roi concombre", avant d'être à son tour renversé par les fils de ce dernier Kyisaw et Sokkate, qui l'obligèrent à devenir bonze.
Arrivé à l'âge adulte, Anawrahta défia Sokkate en combat singulier et le tua. Il proposa à son père de reprendre son trône, mais celui-ci refusa.
Anawrahta se fit donc couronner roi en 1044. Il effectua un pélerinage à Ceylan. Sous l'influence d'un moine venu de Thaton (province Chan de la Birmanie du sud), il se détacha du bouddhisme mahāyāna (grand véhicule) de ses prédécesseurs et se convertit au theravāda (petit véhicule). Il fit alors la demande de textes liturgiques bouddhiste, en pâli, au roi de Thaton.
Devant son refus, il lança contre lui une expédition : Thaton fut prise, pillée et rasée en 1057. Anawrahta était désormais maître du bassin de l'Irrawaddy (le fleuve qui coule en Birmanie). Il rentra à Pagan avec un important butin de reliques et de manuscrits, et un grand nombre de lettrés, d'artistes et d'artisans des villes détruites. Ceux-ci allaient lui permettre de lancer à Pagan un programme de construction à la mesure de sa nouvelle puissance.
Anawrahta attaqua aussi le Royaume de Dali, dans le Yunnan, pour s'emparer d'une relique du Bouddha (une dent). C'est pour abriter celle-ci qu'il entreprit en 1059, à Pagan, la construction de la pagode Shwezigon. Enfin, en 1071, il réussit à faire venir de Ceylan un exemplaire complet du Tipitaka (textes fondamentaux en langue Pali qui forment la base doctrinale du bouddhisme Theravada) : Pagan prenait ainsi le relais de Thaton comme capitale régionale du bouddhisme.
Il fut encorné par un buffle lors d'une campagne militaire en 1077.

UZANA fut piétiné à mort par un éléphant (1254).

NARATHIHAPATE fut forcé de prendre du poison sous la menace d'un poignard (1287).

MINREKYAWSWA fut écrabouillé par son propre éléphant (1417).

RAZADARIT est mort en capturant des éléphants au lasso après s'être empêtré dans sa corde (1423).

TABINSHWETI fut décapité par ses chambellans, à la poursuite d'un éléphant blanc imaginaire (1551).

NANDABAYIN est mort de rire quand un marchand italien lui apprit que Venise était une république et n'avait pas de roi (1599).
elephant-bois.gif


* Sources : Les miscellanées de Mr. Schott - éditions Allia et Wikipédia

dimanche, 19 décembre 2010

My next life

herman
I want to live my next life backwards !
You start out dead and get that out of the way right off the bat.
Then, you wake up in a nursing home feeling better every day
When you are kicked out of the home for being too healthy, you spend
Several years enjoying your retirement and collecting benefit checks.
When you start work, you get a gold watch on your first day.
You work 40 years or so, getting younger every day until pretty soon
You're too young to work.
So then, you go to high school : play sports, date, drink, and party.
You got to elementary school, play, and have no responsabilities.
In a few years, you become a baby and everyone runs themselves ragged
Keeping you happy.
You spend your latest 9 months floating peacefully in luxury spa-like
Conditions central heating, room service on tap.
Until finally... You finish off as an orgasm.
I rest my case.

Nota bene : ne suis pas aussi fortiche en anglais que le texte ci-dessus pourrait le laisser paraître, mais j'ai plusieurs excuses ; je suis en Angleterre et c'est mom amie M.W. qui m'a conté cette histoire. La dernière phrase «I rest my case», très idiomatique, signifie en gros «rien à ajouter».

samedi, 11 décembre 2010

Vices et versa

Sarko_Plantu.gif C'est à lire jusqu'au bout. C'est très ingénieux.


Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
Nous sommes avec Nicolas Sarkozy, la "nouvelle politique".


Lire maintenant de bas en haut en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début. C'est ..... surprenant !

Transmis par M.W.

mardi, 23 novembre 2010

Les vieux dans la rue !

touchezpasanosretraites.gif
dessin de Jiho sur Jiho blog


jeudi, 21 octobre 2010

Campagne anti-tabac ou "l'effet papillon"


ça a un peu vieilli mais c'est encore très drôle !


« plus de clope et c'est la fin du monde ? »

vendredi, 9 juillet 2010

Jude

Tout le monde pleurait depuis un an, les anglais ne sont pas revenus, l'euro est trop haut, la livre est trop basse. Encore un peu et l'on ne trouverait plus de cheddar, de Marmite et de crackers au super U du village. Et puis les maisons ne se vendent plus, les restaurants sont désertés ! Même le Leclerc de Saumur ne met plus les étiquettes de ses produits en deux langues. What a pity !
Pourtant nous avons encore des arguments, du Saumur Champigny, du Bourgueil, du Saint Nicolas de Bourgueil, du Chinon dans un rayon de 20kms. Et je ne parle pas du tombeau de Richard Coeur de Lion (Brave Heart) dans l'abbaye de Fontevraud, à dix miles d'ici.
Plus d'anglais !
Et puis badaboum la nouvelle fulgurante parcourt les ruelles, les ruettes et les allées, on a vu au "8 à 8", le seul magasin ouvert le dimanche matin, JUDE LAW himself faire ses commissions avec son marmot (alors qu'il n'y a même pas de cheddar au 8 à 8).
Jude Law, vous ne vous rendez pas compte ! Et bien si, son papa et sa maman ont une maison dans le canton, au lieu-dit le Vaudelnay, même que c'est juste derrière le cimetière, qu'ils sont là depuis 20 ans et que personne ne le savait. Et que même ils vont peut-être bien se marier ici, Jude et sa copine. Enfin c'est pas certain, mais la rumeur enfle.
Les anglais vont revenir c'est sur ! Vive Jeanne d'Arc et Lady Di.

mardi, 29 juin 2010

fèces

constipation

Je sais bien, vous allez vous dire «de quoi ce mêle-t-il celui là ? Que j'aie des difficultés à évacuer mes fèces, en quoi cela le concerne t-il ?».
Bon, vous fâchez pas, j'ai trouvé cette pub des années 60 assez drôle.
Rappel : «on ne dit pas le petit poucet, mais mon gamin est constipé»
Ne le soyez pas non plus, on ne peut pas être tout le temps dans du César Pavese non plus !

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