Francis blog

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Voyages

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mercredi, 24 juillet 2013

Rui

Alors, nous travaillions tous dans un projet européen pour l'adaptation des formations aux personnes en situation de handicap.
L'un de nos partenaires était ARCIL une association qui avait investi tout un village, Lousã, près de Coimbra au Portugal, pour créer des centres de formation, des ateliers adaptés, une ferme...
Un travail admirable.
Et le soir nous allions dîner et écouter du fado, pas n'importe lequel, celui de Coimbra, qui est très différent de celui de Lisboa. Et l'un des intervenants d'ARCIL, qui l'est toujours, chantait,
Rui, avec sa gentillesse et sa voix d'ange.
C'est lui qui chante dans la vidéo ci-dessous.



mercredi, 13 juillet 2011

Allez en Birmanie

Le guide avec qui j'étais en Birmanie il y a trois ans vient de créer son agence de voyages, à Taunggyi, près du lac Inlé.
Zaw Zaw
Il se nomme Zaw Zaw et c'est un guide très gentil et compétent avec qui j'ai gardé des contacts amicaux. Ainsi qu'avec son épouse Nu Nu. Pendant quelques mois nous avons fait des cours de français à distance avec internet.
Son agence est HIGHLAND MYANMAR TRAVEL AND TOUR. Il n'y a pas encore de website mais on peut le joindre à l'adresse mail suivante : myanmarhighland@gmail.com
La Birmanie est l'un des plus beaux pays du monde et vous n'oublierez jamais le sourire de ces peuples et la beauté de ses paysages.
J'y suis déjà allé trois fois ! C'est dire. Vous pouvez voir quelques centaines de photos sur la galerie photos.

Birmanie - Pont U Bein
Depuis le pont U Bein au coucher de soleil


lundi, 21 février 2011

Nats birmans

Birmanie - nat

Les trente-sept Nats, anciennes divinités hindoues, esprits errants et tourmentés des princes et princesses de l'ancienne Birmanie, appartiennent à un autre monde qui daigne se révéler à travers les Nats (du mot sanskrit «naqha» : maître, seigneur). Les nats sont des esprits qui résident dans les cours d'eau, les forêts, les montagnes, etc., et protègent ceux qui les honorent mais punissent quiconque leur manque de respect.
Les Birmans craignent les abords de sites remarquables, tels que les vieux arbres, où ces êtres désincarnés s'abritent volontiers. Ce culte animiste, comme le bouddhisme et le chamanisme, est une véritable grille de lecture de la société birmane, à différents niveaux, familial, villageois et régional. Pour apaiser les âmes errantes, les souverains leur faisaient construire un autel sanctuaire.
En se sédentarisant, ces nats deviennent des protecteurs de leur région.
Les 37 Sasana Nats (en langage pali-birman sasana nat signifie gardien de la religion), encore nommés Nats de l'intérieur (intérieurs au panthéon bouddhique) seraient les suivants :
1. Thag Yamin, roi des Nats, parfois appelé Sakra (l’équivalent d’Indra dans la mythologie hindoue). Il est souvent représenté debout sur un éléphant blanc à trois têtes, tenant une conque dans la main droite et un chasse-mouche en queue de yak dans la main gauche.
2. Min Mahagiri (ou Nga Tin De), le seigneur de la Grande Montagne, protecteur du foyer, représenté par une noix de coco. Brûlé, attaché à un frangipanier.
3. Shwe Myethana (ou Saw Me Yar), la soeur ainée de Min Mahagiri , la princesse au visage doré. Frappée d’horreur par la mort de son frère, elle s’immola dans les flammes.
4. Shwe Na Tray, la dame aux flancs dorés. Abandonnée par son mari, elle meurt d’une crise cardiaque.
5. Thone Ben Hla, La dame trois fois belle. Donnée en mariage au roi de Dndataung Pyay, la reine, jalouse, fit valoir, que trop grande, elle ne pourrait pas passer les portes de la ville. Morte de désespoir.
6. Shin Mi Ne, La petite dame à la flûte. Fille du précédent.
7. Shin Nyo, fils de Min Mahagiri, le seigneur brun du Sud.
8. Shin Phyu, fils de Min Mahagiri, le seigneur blanc du Nord
9. Hti byu- Saung, Le seigneur du parasol blanc
10. La mère royale (du précédent). Morte de maladie
11. Shin Ming Aung, Le seigneur unique de Pareim-ma. Touché, lors d’une chasse, par la flèche d’un autre chasseur qui le prit pour un cerf.
12. Shwe Phyin Gyi, l'aîné de l'or inférieur.
13. Shwe Phyin galay, le benjamin de l'or inférieur, tous deux emmurés dans la pagode Taungbyone.
14. Mandalay grandpa, Le seigneur grand-père de Mandalay. Fils d’un brahman, tué par le roi Anawratha, ainsi que les deux précédents.
15. La dame aux jambes arquées, sœur du précédent.
16. Nyaung Gyin, le vieil homme auprès du banyan solitaire. Mort de la lèpre.
17. Min Si Thu (Alaungsithu), le roi de Sithu. 4ème roi de Roi de Pagan, étouffé par son fils pour s’emparer du trône.
18. Maung Shin, le seigneur du rythme. Petit-fils du précédent, mort enfant en tombant de sa balançoire.
19. Min Kyaw Zwa, le courageux seigneur Kyaw Zsa. Ivrogne, bagarreur, tué par les démons qui avaient été ses victimes.
20. Aung Zwa Ma Gyi, Le capitaine de la grande armée Aung Zwa. Tué par le roi pour manque de respect.
21. Shwe Sit Thin, Le cadet royal. Autre nom de Aung Zwa Ma Gyi. Vénéré également sous ce nom.
22. Shwe Saga, mère de Shwe Sit Thin, la dame aux paroles d'or.
23. Le seigneur des cinq éléphants.
24. Min Taya, le seigneur-roi, maître de la justice.
25. Maung Po Tu.
26. La reine du Palais occidental.
27. Le seigneur d'Aung Pinle, maître des éléphants blancs.
28. La dame inclinée.
29. Le prince Shwe Nawratha (le doré), supposé assassin, noyé.
30. le vaillant seigneur Min Ye AungV 31. Maung Min Byu, le jeune seigneur du cheval blanc. Fils du roi de Inwa, mort d’abus d’alcool.
32. Shin daw, le seigneur débutant. Mort jeune, d’une morsure de serpent.
33. Tabin Shwe Hti. Roi de Tabin Shwe Hti de Tounggoo (ou taungû). Alccolique, fut assassiné par des courtisans de l’ethnie « môn » de Pégou.
34. La dame du Nord. Nurse du roi de Tabin Shwe Hti de Taunggoo. Morte de maladie au travail.
35. Le seigneur Minh Kaung de Taungoo. Mort d’une maladie « normale ».
36. Than daw gan, le secrétaire royal du roi Min Gaung de Tounggoo. Mort du paludisme.
37. Bra Than (ou Mai Ku Si), le roi de Chang Mai. Mort de la diarrhée.

mercredi, 2 février 2011

C'est reparti

Birmanie copyright F. Deport

Près de 3 semaines dans ce pays magnifique, mais malheureux.
Je sais je vais vous manquer.
En Birmanie, le mail est précaire, google et facebook sont interdits et comme il y a le mot free dans mon adresse de blog, pas moyen d'y accéder. La junte !
En attendant vous pouvez toujours regarder cette vidéo.



Et je vais faire des images !

mercredi, 22 décembre 2010

Yes you khan (suite)

Un remarquable site sur la Mongolie : bourlingueurs.com

samedi, 16 octobre 2010

La yourte, symbolisme et rituels

planyourte.gif


De retour de quelques semaines en Mongolie, il me faut vous parler de la yourte. J'expliquerai d'abord de sa structure pour pouvoir vous parler ensuite de la force symbolique de tous ses éléments.
C'est une construction légère de 200 à 500 kg selon sa taille, circulaire, facilement démontable et transportable. Deux heures sont nécessaires pour monter ou démonter une yourte, qui sera transportée à dos de chameaux ou sur un camion.
L’ossature murale est formée par 4 à 8 treillis (khana) pliables, en bois de mélèze, assemblés à l'aide de lacets de cuir. Une yourte de 5 treillis fait environ 30 m2. Un cadre en bois entre deux treillis (les mongols disent des murs) forme la porte (Xalag ou haalga). Des cordes enserrent les treillis assemblés afin qu'ils conservent leur forme circulaire et ne puissent s'écarter.
Pour constituer le toit, une couronne centrale (thoone ou toono) est portée par deux piliers (bagana) verticaux ; des perches (hunnu) sont fichées dans cette couronne et sont posées à chaque intersection des treillis. Puis la yourte est recouverte de feutres (esgui) assemblés pour l'isolation thermique, et d’une toile imperméable (berdzine). L’armature de la yourte est une structure autoporteuse ou les forces s'équilibrent pour former une habitation très solide pouvant résister aux intempéries, et notamment aux vents parfois violents du désert de Gobi ou de l'Altaï.

Une yourte est toujours orientée sud/nord. C'est le premier axe de la yourte.
Le sud, au midi de la journée, est le bas de la yourte, l’emplacement de la porte et de la vie domestique. La porte est une séparation qui délimite deux mondes. A l'extérieur, les manquements aux rituels sont tolérés; ils ne le sont plus à l'intérieur.
Le nord est le haut de la yourte, il est minuit. C'est l’espace sacré où l'on place les autels, les portraits de ceux que l’on honore ou que l'on aime.
Face à l’est et aux heures du matin, à gauche de la yourte est la partie masculine.
Face à l’ouest et aux heures de l’après midi, à la droite de la yourte est la partie féminine.
Et à l'est comme à l'ouest la statut honorifique des personnes croit du sud au nord, du profane (l'extérieur) au sacré (le fond de la yourte).
Un deuxième axe est central et vertical. C'est l'axe du monde. Il traverse la couronne centrale, passe entre ses deux piliers de soutien et le foyer qui s'y trouve. Jamais un mongol ne passera entre les deux piliers qui portent la couronne centrale.
Cet axe central relie les différents niveaux de l’univers. La terre, le feu du foyer, la fumée qui s'élève vers les esprits.
Presque tous les intérieurs des yourtes sont de couleur orange et bleu. L’orange pour le soleil et le bleu pour le ciel.
La yourte est découpée en douze espaces égaux correspondant à l'organisation du zodiaque chinois (douze animaux associés chacun à un couple d'heures).
Un véritable code de bienséance régit la vie dans la yourte. Le déplacement est toujours dextrogyre. Le maître de maison ou l'ancêtre le plus âgé s'installe au fond de la yourte, près de l'autel des ancêtres, des idoles protectrices ou des photos de la famille. Les plus jeunes se placent près de la porte. Ainsi, de sa naissance à sa vieillesse, l'homme parcourt les âges de la vie et symboliquement toutes les étapes d'un cycle, de la porte quand il est jeune au fond de la yourte quand il est vieux.
Il ne faut jamais s'appuyer à la paroi d'une yourte; jeter de déchets dans le feu central qui est considéré comme sacré. Le visiteur entre sans frapper à la porte. On entre et on sort toujours du pied droit sans jamais poser le pied sur le seuil ou le heurter. On salue après être entré, on garde son chapeau et on ne doit pas rester debout.
Quand on vous offre quelque chose, un bol de lait de jument fermenté par exemple, on tend toujours la main droite en portant sa main gauche sous le coude droit.
Quand le visiteur repart il doit reprendre le même chemin qu'en arrivant. S'il fait le tour complet de la yourte cela signifie qu'il ne reviendra pas.
Respecter ces codes, c’est respecter les habitants de la yourte, mais c’est aussi respecter les esprits et éviter les retombées de leurs colères sur la famille.
La Mongolie, ce pays où tout est marqué par l’infini de l’espace et du temps.

A lire pour en savoir davantage, un article du grand écrivain mongol Galsan Tschinag : Au pays de la steppe grise.
Sur la difficile évolution de la Mongolie, sa fragilité, sa prise en tenaille entre Chine et Russie, vous pouvez également lire «Vulnérable Mongolie» de Jean-Christophe Rufin.

lundi, 11 octobre 2010

Mongolie, le retour


Une centaine de photographies, toutes commentées, sur la galerie photos.
Bon voyage

dimanche, 22 août 2010

C'est pas moi, c'est l'autre

Réception des horaires des vols pour la Mongolie.
Et, stupeur, puis tremblements, les vols aller-retour qui devaient être Paris/Pékin/Oulan Bator avec arrêt une journée au retour à Pékin sont modifiés.
Ce devait être Air France, c'est Aéroflot, Oulan Bator via Moscou.
Plus de Pékin.
Remarquez je m'en fiche, j'y suis allé l'année dernière et revoir la Cité Interdite ! Bof, compte-tenu des conditions actuelles de visite (des milliers de gens, plus question d'entrée dans les palais, etc.), ça ne me traumatise pas plus que cela.
Non le trauma, c'est Aéroflot ! Mauvaise réputation.
Je téléphone derechef à l'agence de voyages ; qu'est-ce que c'est que ce changement...
Évidemment ce n'est pas de leur faute, les compagnies aériennes changent sans cesse les vols, etc.
Un peu comme quand votre connexion internet ne fonctionne plus. Votre fournisseur d'accès vous explique que c'est France Télécom, et lycée de Versailles.
C'est pas moi c'est l'autre. Et ne vous plaignez pas mon brave Monsieur, nous vous informons bien à l'avance, certaines agences annulent tout trois semaines avant et vous n'avez rien à dire ! Savoureux.
En fait je suis à peu près persuadé qu'ils ont trouvé un vol moins cher et que c'est la vraie raison.
J'annonce donc qu'il est hors de question que je vole dans un Tupolev, il en tombe un par mois. Remarquez, il ne doit pas en rester beaucoup.
«Ne quittez pas je regarde avec quels avions vous volerez».
Airbus 320 et Boeing 767. Bon, je me rassure.
Mais qu'en même, il pousse un peu les voyagistes.
Déjà lors d'un voyage au Népal, ils nous avaient fait repartir tôt le matin au lieu de tard le soir. Plus de Katmandou, et arrivée à Paris un jour avant ce qui était prévu. Toujours la faute des compagnies aériennes. Réclamation non recevable. Ben voyons !
Remarque complémentaire, le voyagiste n'était guère agréable au téléphone, genre «qu'est-ce qu'il veut cet emmerdeur». J'ai bien senti le ton. Pour le prochain voyage, je vais réfléchir.

airplane


lundi, 19 juillet 2010

Le pays de Przewalski (suite 1)

Reçu de la documentation complémentaire sur le voyage en Mongolie.
La gastronomie ça va être fun !

Extraits :
Composés généralement de mouton bouilli avec beaucoup de graisse et de farine et parfois de quelques produits laitiers ou de riz, le petit déjeuner et le déjeuner constituent effectivement les repas les plus importants pour les mongols. Saucisse de boyau de mouton, marmotte cuite ou lait de yak font partie des quelques mets aux saveurs pour le moins dépaysantes que vous pourrez goûter. Les Kazakhs de l'ouest améliorent leur quotidien avec de la viande de cheval. Grands buveurs de thé, les Mongols ont fait du süütei tsai (thé salé) le breuvage national.

marmottes
Recette :
La chasse à la marmotte (et sa cuisson au Boodog) est une activité en plein air très populaire pour les mongoles, particulièrement pour les hommes. Fraîchement tuée, la marmotte est remplie de pierres chaudes préchauffées et étroitement scellée, (avant d’avoir pris soin de séparer les intestins et les avoir nettoyés). La viande est ainsi cuite de l'intérieur par les pierres chaudes. Simultanément, elle est chauffée de l'extérieur avec un petit feu ou un brûleur à gaz.

Préparation :
  • Nettoyez la marmotte et enlever légèrement les poils de la peau.
  • Séparez les intestins.
  • Frottez l'intérieur avec du sel.
  • Remplissez de pierres chaudes et scellez-la étroitement.
  • Rôtissez la marmotte sur le feu.
  • Coupez en morceaux la viande et servez chaud.
Une fois cuite, la viande de marmotte est très tendre et son goût se rapproche du canard sauvage.


J'ai hâte ! Pas vous, ben quoi ! Vous mangez bien des escargots, des grenouilles, du lapin, de la biche, de l'autruche. De toutes façons j'ai déjà mangé du chien (je savais pas, c'était au Cambodge), du python (au Vietnam), des sauterelles (au Niger), des larves frites (excellentes).

mardi, 29 juin 2010

Compassion


bouddha_ho_phra_keo_vientianne_oreille.jpg
C'est sans doute l'un des plus beaux bouddhas que j'aie vu lors de mes voyages.
Ce bronze du XVIIIe siècle est sur la terrasse extérieure qui ceint le temple (wat) Ho Phra Kéo à Vientiane au Laos.
Il est proche, de taille humaine et sa tête est à hauteur de la nôtre contrairement à nombre de statues bouddhiques souvent immenses, lointaines, inatteignables.
D'une infinie délicatesse, son sourire m'a stupéfié pendant plusieurs minutes dont je garde précisément la mémoire. L'expression même de ce que peut être la compassion.
La photographie de son oreille permet de constater l'extrême raffinement de la sculpture.

mercredi, 2 juin 2010

Le pays de Przewalski

mongolie.jpg
crédit photo : Christian Juni - Tirawa

C'est réservé et, sauf cata, je partirai le 6 septembre pour l'Empire mongol, celui de Gengis Khan, pour le désert de Gobi, à la rencontre des Mongoles et des Kazakhes (ça s'écrit comme ça), de l'hémione (hi-han), de l'ours, de la panthère des neiges, du cheval de Przewalski (l'ancêtre), du loup et du chameau de Bactriane.

lundi, 16 novembre 2009

Impressions de Chine

J’avais promis à l’épouse du Flying Frenchman, et à Yann aussi, de donner mes impressions de Chine, tâche d’autant plus adaptée qu’il fait aujourd'hui un vent à décorner les bœufs, du genre 7 sur l’échelle de Beaufort, et que les feuilles mortes, frileuses, s’amoncellent, ccopératives, toutes seules dans un coin du jardin.
Bon, je vous le fais dans le désordre.
J’étais à l’est de la Chine, la partie la plus industrialisée, et sans doute pas la plus intéressante, mais j’étais allé là-bas il y a trente ans et je voulais voir le changement. J’ai vu. Je conseille à ceux qui veulent voir une Chine plus authentique d’aller à l’ouest (Tibet, Xinjiang, Qinghai ou Chengdu) ou au Nord (Mongolie intérieure).
L’ethnie Han domine complètement la Chine, a tout le pouvoir politique. Le pouvoir central pratique une politique d’implantation systématique des Hans (90% de la population) dans les régions autonomes. Comme l’appartenance au parti implique d’être athée, ces minorités souvent bouddhistes, musulmanes, Falun Dafa, taoïstes, chrétiennes sont exclues, de fait, du pouvoir politique.
La Chine est le premier producteur mondial de ciment (environ 40%) avec environ 1,6 milliard de tonnes par an. Vous comprendrez vite ce que devient ce ciment quand vous visiterez Beijing, Xi’an ou Shanghai. La Chine est le pays du «work in progress», les travaux sont partout, gratte-ciel, immeubles, autoroutes, ponts, métros, gares, etc. Impossible de faire une photo dans ces villes sans avoir échafaudages et grues dans le champ de vision.
A noter, qu’à de rares exceptions, les échafaudages ne sont plus comme il y a trente ans en bambous.
Espérons que ces constructions quelquefois très belles (stade "nid d'oiseau" et opéra de Beijing, gratte-ciel de Shanghai) sont réalisées avec du béton de bonne qualité, dans le respect des normes antisismiques. Mais ce n’est pas certain et un examen attentif des immeubles des hôtels dans lesquels je me trouvais permettait de constater des fenêtres mal posées, peu étanches. Tout cela est fait très rapidement, l’aspect est toujours superbe, la réalité est peut-être autre. Actuellement tout est neuf et recouvert de marbre. Qu’en sera-t-il dans vingt ans ?
Les villes de l’est sont gigantesques et quand on vous annoncera une petite ville, elle comptera quand même un ou deux millions d’habitants. La ville de Shanghai compte vingt millions d’habitants dont six millions d’habitants «flottants», c’est à dire de travailleurs précaires, venus d’autres provinces pour construire les buildings et les routes. Les baraquements de type algeco sont partout, empilés sur les sites en construction. Impossible de savoir quelles sont les conditions de vie et de travail (combien d'heures par jour) de ces chinois. Mais ça bosse fort et les gratte-ciel montent pratiquement à vue d’œil.
Dans les grandes villes vous trouverez des rues commerçantes, voire luxueuses, avec les inévitables Louis Vuitton, Chanel, Prada, Lamborghini (!) et Cartier comme dans toutes les grandes métropoles mondiales. Mais, dans le même temps, tout est copié, sans aucune restriction ni interdiction. Il est possible de trouver un vendeur de fausse montre Cartier à 20 yuans (2 euros) devant le magasin Cartier. La lutte du gouvernement contre la copie est donc complètement bidon. Les produits sont d’assez mauvaise qualité, mais les choses changeront et les constructeurs d’automobiles allemands (beaucoup de VW, Mercédès, BMW) et français (quelques Peugeot et Citroën) feraient bien de se méfier. Même chose pour l’usine Airbus. Les chinois copieront la technologie et amélioreront la qualité de production actuelle, il y a du souci à se faire.
Dans toutes les grandes villes vous trouverez également des hypermarchés absolument identiques à ceux que vous connaissez, très bien approvisionnés (y compris des Carrefour et Auchan). Mais, note importante pour mes amis italiens qui prennent le café en intraveineuse, la Chine ne produit pas de café, il est donc très difficile d’en trouver, sauf sous forme de Nes avec lait et sucre incorporés. Vous ne trouverez du café que dans les quatre étoiles des grandes villes. J’ai payé un vrai expresso (Illy) plus cher qu’un whisky !
La circulation automobile est démentielle. Pour faire le trajet Shanghai Suzhou, environ cent kms, nous avons mis deux heures trente. La ville de Beijing compte 5 ou 6 périphériques, le premier passant derrière la cité interdite. Les chinois ont fait absolument les mêmes erreurs que nous, voitures trop grosses occupées par une ou deux personnes.
La pollution est très importante inévitablement. Une brume, dont on ne sait jamais si elle est météorologique ou due à la pollution recouvre toutes les grandes villes. Dans l’une des villes que nous avons visitée, le guide local nous a quand même dit que cette brume était due aux paysans des environs qui brûlaient les fanes de maïs ! Mais bon, c’est le même qui nous expliquait que Den Tsiao Ping était le bouddha de l’ouest.
Conséquence inévitable, toutes les grandes villes chinoises ont un problème colossal d'eau potable. Toutes les nappes phréatiques sont polluées.

copyright Francis Deport
Hangzou - ville moyenne, 1er novembre vers 17h


D’une façon générale, en Chine on cache la réalité contrairement à l’Inde qui montre sans vergogne sa richesse comme sa misère. Ici, tout est dissimulé. Les travaux de démolition et de construction sont dissimulés par d’immenses panneaux publicitaires ou décoratifs, vous aurez le plus grand mal à traverser des rues miséreuses (il y en a bien sur), et l’on voit beaucoup moins de pauvres qu’à Paris. Ils existent, mais où sont-ils ?

copyright francis Deport
Jardin du temple du ciel - Beijing


Les traces du passé (remparts de Beijing par exemple), vieux quartiers, monastères, pagodes ont été systématiquement démolis et le sont encore. Il reste quelques hutongs (maisons anciennes) à Beijing, vite reconvertis en balades tarifées pour touristes, le vieux quartier de Shanghai est moribond, le Bund en pleine «rénovation» est inaccessible et autour de la gare de Shanghai où nous habitions, de vielles rues et maisons cernées par les grues, paraissaient en grand danger de disparition. Questions au guide :
«Où vont aller ces gens, sont-ils contents d’être expulsés du centre ville ? »
«Oui bien sur, le gouvernement va les reloger dans des immeubles neufs et ils auront plus de place et une salle de bain.»
«Relogés où ? Au niveau du quatrième périphérique ?»
« Oui, en banlieue. »
«Mais il seront très loin du centre.»
«Tout le monde ici doit faire une heure et demi à deux heures de trajet matin et soir.»

Compensation, les bus sont neufs et très confortables et le réseau de métro est en plein développement.
Les ravages de la révolution culturel ont été très importants, dans la population bien sur (70 000 000 de morts sous le règne de Mao) et pour ce que nous avons vu, sur les monuments. Les guides de mauvaise foi imputaient la disparition de toutes les têtes de Bouddha à Longmen au vol par les Américains et les français. «Elles sont au musée Guimet, elles sont à New-York». Ce qui est vrai. Mais ce sont des centaines de têtes qui ont disparu, elles ne sont pas toutes à Guimet. Mais dire que la révolution culturelle était passée par là aussi ne fut admis que dans de rares exceptions. Nous avons visité un nombre impressionnant de monastères et de pagodes fraîchement reconstruits, assez bien d’ailleurs. La poussière aidant, je ne serai pas étonné que dans dix ans, la mention d’une reconstruction soit omise. Mais le plus souvent ces monastères sont vides, sans vie. Et quand quelques moines sont présents, ils paraissent cantonnés dans un rôle de gardien des lieux. La Chine ne détruit-elle pas ses racines et son histoire ? Avec le risque d'un «retour du refoulé» ?
D’une façon générale la visite des monuments (cité interdite, grottes de Longmen, pagodes, jardins et monastères de toutes sortes) est assez décevante. Il y a beaucoup de monde en Chine, et le tourisme chinois est en plein développement. Tous les sites sont donc bardés d’interdictions, les photos souvent interdites et les salles de la cité interdite portent à nouveau bien leur nom ; elles sont inaccessibles et devant chaque porte infranchissable des couches de touristes interdisent de voir quoi que ce soit et ne voient rien non plus. Des groupes précédés d’un guide hurlant dans un haut-parleur sillonnent les lieux à toute vitesse, tous avec la même casquette rouge ou bleue vissée sur la tête. Une exception pour les parcs, entourant les monuments, qui sont verdoyants, très bien entretenus, et dans lesquels les chinois pratiquent quantités d’activités sympathiques : T'ai Chi Ch'uan, gymnastique, danse, musique, jeux de cartes, de dominos…
Les mœurs sont évidemment très différents des nôtres. C’est l’un des charmes de ce pays bien sur. Les chinois sont souvent très aimables et souriants, même si ça bouscule un peu. Mais il y a tellement de monde qu’il faut bien faire sa place. Toujours un peu étonnants les multiples raclages de gorge, crachats qui auraient diminués mais qui accompagnent encore bien votre quotidien. La pudeur n’est absolument pas la même qu'en France. Quelques rares amoureux se tiennent la main, mais les démonstrations publiques d’affection sont assez rares. En revanche dans les toilettes publiques la pudeur a disparu. Le chinois mâle a tendance à sortir son matériel bien avant les urinoirs et à le ranger itou. Des panneaux signalent d’ailleurs en chinois et en anglais qu’il faut s’approcher de l’urinoir. Quand à la grosse commission, elle se fait la porte ouverte surtout si vous avez des bagages ou un caddie et qu’il serait malaisé de les faire entrer dans la cabine.
Curieusement la police est assez peu visible, mais je n'avais peut-être pas les yeux pour voir. Un détail cependant, qui explique l'abandon de ce blog pendant trois semaines, trente mille policiers sont affectés uniquement à internet. N'essayez pas d'accéder à votre compte Free, à Facebook ou autre Wikipedia, vous vous retrouveriez avec un magnifique écran vous expliquant que ce site n'est pas accessible !
Quant à la nourriture elle est excellente et il est possible de manger équilibré, les repas comportant toujours des légumes (concombres, :( épinards, racines de lotus, tōfu), des féculents (riz, pommes de terre, patates douces), de la viande (poulet, canard, poisson, porc), fruits (mandarines, pommes, pastèques). Mais pratiquement pas de laitage.
Bon ! Voilà j’ai bien consciente de n’avoir pas toujours été très positif mais c’est ce que j’ai vu et entendu. Avec ma subjectivité.
Que penser de ce voyage ? J’ai vu des lieux magnifiques, dans les montagnes essentiellement, les guides étaient absolument charmants et compétents à une exception près, les hôtels souvent très confortables, les chinois toujours agréables. Mais je reste convaincu que même à l’est, même à Beijing et à Shanghai il est possible de voir une autre Chine, moins moderne, moins reluisante, plus réelle. Mais c’est très difficile et pas en voyage organisé.
Je ne retournerai pas à l’est de la Chine, peut-être à l’ouest. Avec le risque de revenir scandalisé du Tibet ou du Xinjiang ?

A regarder : «Le parti communiste chinois : comment arrive t-il encore à faire tenir le pays» conférence de Jean-Philippe Béja, directeur de recherches au CNRS

dimanche, 8 novembre 2009

Mǎ mǎ hǔ hǔ

Je suis de retour de Chine.
J'ai intitulé le billet 马马虎虎 mǎ mǎ hǔ hǔ , qui se prononce mamarourou, textuellement «mi cheval, mi tigre» ; ce qui, en gros signifie «comme ci, comme ça» et résume mon impression générale du voyage. Mais je vous en dirai plus lors d'un prochain billet.
En attendant, j'ai mis ci-dessous quelques billets en actualité avec le voyage :
  • ma passion pour le concombre (qui reste dévorante), il y en avait pratiquement à tous les repas,
  • «ma queue dans la boue» et «le rêve du papillon», deux textes de Tchouang Tseu,
  • une vidéo sur les deaf dancers et leur représentation du bodhisattva Avalokiteshvara (devenu féminin et nommé Guanyin en Chine).
et quatre photos pour commencer.

copyright Francis Deport
Beijing - place Tian'anmen

copyright Francis Deport
Beijing - jardins du temple du ciel

copyright Francis Deport
Xian - armée de terre cuite

copyright Francis Deport
village de Gubeikou - marchande de pommes

vendredi, 11 septembre 2009

Allez en Birmanie !

C'est l'un des plus beaux pays du monde et vous en reviendrez la tête pleine de sourires, de la beauté des gens et des paysages, malgré la dictature. Et vous ressentirez encore davantage le besoin de soutenir ces peuples. Parce qu'il est juste, vous trouverez ci-dessous un texte de Robert Dompnier, avec qui j'ai fait mon deuxième voyage dans ce pays.

copyright Francis Deport
Amarapura - Pont U Bein - buvette

Si la réalité d'une situation politique difficile n'était pas connue de tous, on pourrait imaginer que la Birmanie est un véritable paradis. Depuis plusieurs années, Tirawa a cependant défendu l'idée qu'il fallait aller dans ce pays de toute beauté pour soutenir une population totalement étrangère aux décisions de son gouvernement et qui attend énormément du tourisme et des étrangers de passage. Non seulement en termes de revenus mais aussi en termes de relations, d'échanges et d'ouverture sur le monde. [...] Ainsi, de nombreux Birmans anonymes, loin du pouvoir, améliorent quotidiennement leur niveau de vie grâce à cet apport financier. Selon les chiffes du World Travel and Tourism Council basé à Londres, l'activité économique liée au tourisme en Birmanie utilise à ce jour 1,3 million de personnes, soit 6% des salariés du pays. Ce chiffre est loin d'être négligeable... Par ailleurs, Aung San Suu Kyi (prix Nobel de la Paix et leader de l'opposition birmane) est récemment revenue sur sa position de 2002 qui demandait aux touristes de ne pas se rendre dans son pays. A ce jour, elle estime effectivement que le blocus occidental n'a en rien affecté le pouvoir militaire. Il a seulement servi à isoler et appauvrir le peuple birman…
Robert Dompnier - Tirawa

mardi, 16 juin 2009

Venise encore !

Venise bricola
Bricola

Pour voir une quarantaine de photos de Venise, dont quelques cartes postales, c'est ICI
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dimanche, 14 juin 2009

Corto Maltese à Venise

Celle-ci est pour mon copain Mathieu A.

corto
Étonnant non !
corto


Venise 13 juin 2009

Venise camp San Barnaba
Campo San Barnaba - marchand de légumes sur barque

Venise gondola
Gondola.

Venise Fondamenta Gherardini


vendredi, 12 juin 2009

Venise 12 juin 2009

Venise publicité Klitschko
Academia - Klitschko et réverbère

Venise campo Pisani
Campo Pisani

Venise Academia - Giorgione e la Dona
Academia - Giorgione e la Dona

Venise Fondamenta Zattere
Fondamenta Zattere ai Saloni - jardin

jeudi, 11 juin 2009

Venise 11 juin 2009

Venise gréement
Zattere - Reste de vieux grèement

Venise gondola
gondola evidentemente !

Venise Punta della Dogana
Musèe Punta della Dogana ( François Pinault ) - statue à la pointe ... de la Salute


mercredi, 10 juin 2009

Venise 10 juin 2009

Venise parrochia de San Pantalon
Première photo : ponte dona onesta, parrochia de San Pantalon- 9 juin 22 h

Venise carnaval
impression carnaval

Venise acqua alta
impression acqua alta

Venise parasol
Le parasol a l'aube


dimanche, 2 novembre 2008

Népal

J'étais enclavé entre l'Inde et la Chine depuis le 15 octobre.
I'm back ! What a pity !
Vous pouvez visiter la galerie photos et voir quelques images du Népal (c'était assez difficile).

Birmanie
récolte du riz près de Bungamati, province de Katmandou,
où Mathieu Ricard et son père Jean-François Revel écrivirent leur livre "le moine et le philosophe".

vendredi, 1 février 2008

Birmanie

Je serai en Birmanie du 2 au 24 février. J'essaierai de mettre sur le blog quelques photos, si je trouve des connexions internet.

birmanie2.gif


Le voyage : Trek chez les Paos

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